Il a ce besoin d’indépendance depuis toujours. Et ce n’est pas la maladie qui l’empêchera, on le constate, de réclamer “sa” petite place, sa liberté. On s’attendait à ce qu’il veuille “vivre de ses propres ailes”, mais pas si tôt…
Entendre “je t’aime” quand on croyait cet aveu impossible. L’entendre et vouloir le crier, pour en saisir toute l’importance. Entendre sa voix, savoir qu’il sait, lui dire à l’oreille, en l’embrassant, et prendre le jour comme témoin que j’ai aussi entendu, de sa nouvelle voix, mon papa qui sait qu’il m’aime.