Vivre avec un membre de sa famille si proche d’un précipice, c’est un peu comme une chasse aux tornades, au fond. Y’a des signes qui peuvent nous aider à éviter les dégâts, nous prévenir à temps. On a le temps de se mettre à l’abri. Mais y’a des fois où il faut tout simplement s’en remettre à la vie. Et croire.
Pendant 30 ans, on a voulu qu’il arrête de boire comme un trou, question de se le préserver pour nos petits enfants. Question de santé, aussi. Et de cohérence. Mais comme il avait poussé le bouchon pas mal loin du goulot, du temps d’avant, il s’est ramassé avec un nouvel ami, après son coma.
Il a ce besoin d’indépendance depuis toujours. Et ce n’est pas la maladie qui l’empêchera, on le constate, de réclamer “sa” petite place, sa liberté. On s’attendait à ce qu’il veuille “vivre de ses propres ailes”, mais pas si tôt…