Assez motivée, en tout cas, pour passer à travers les jugements de son ancienne logeuse qui ne se gêne pas pour dire que notre décision était insensée. Assez motivée pour passer outre les commentaires de ceux qui jugent que nous “sacrifions” notre vie pour quelqu’un qui “ne s’en souviendra pas”. Assez motivée pour croire que notre décision a aidé à rallumer les étoiles dans les yeux de mon vieux! Assez motivée pour que le mot “aidante” soit “naturel”.
Il a ce besoin d’indépendance depuis toujours. Et ce n’est pas la maladie qui l’empêchera, on le constate, de réclamer “sa” petite place, sa liberté. On s’attendait à ce qu’il veuille “vivre de ses propres ailes”, mais pas si tôt…
Au dernier recensement, il existait cinq étapes bien distinctes pour arriver à compléter un deuil. Le deuil d’une personne décédée, le deuil d’un échec amoureux ou d’une séparation, le deuil de ce qui a été et n’existera plus : du pareil au même. Un deuil est une constatation de l’irréversible.
Il existe, j’en suis persuadée, un équilibre universel qui, quoiqu’il arrive, s’autorise à interpréter les joies, les bonheurs, les tristesses et les aléas de la vie selon le principe de Pareto ou, pire, selon la loi du 50/50.