Au commencement, il y eut La Matou(e). J’ai déjà expliqué dans un billet MSN Space, que j’ai ramené ici lors du transfert, les «origines de La Matou(e)». En déménageant sur Blogspot, sachant qu’il y avait déjà un matou dans les parages, j’ai créé l’intellexuelle.
Un jour, j’ai reçu un courriel d’un lecteur frustré : «Pourquoi ça s’appelle intellec-sexuel et que le contenu n’est pas cochon ?» Subtil à souhait. Pffff. Je vais te le dire, moi, pourquoi c’est pas «cochon»…
De prime abord, une petite recherche : mon ami Bob [Le Robert Illustré] me dit qu’une intellectuelle, c’est, entre autres, une «personne dont la vie est consacrée aux activités de l’esprit.» Ça me va.
Il me dit ensuite que l’adjectif sexuel, c’est, entre autres, ce qui est «relatif au sexe, aux conformations et fonctions particulières du mâle et de la femelle, de l’homme et de la femme.» Ça me va également.
Comment mélanger tout ça ? Un soir, entre ami(e)s, comme souvent, on délirait sur tout et sur rien. Quelqu’un, surement celui qui avait un pichet de plus que nous dans le corps, a demandé si ça avait «un nom», tous mes jeux de mots «pervers». Tout ce que mon «oreille» sexuée entend et transforme à sa guise. Tout ce que j’interprète sous l’angle cochon/pervers/sexué/dépravé/libertin/vicieux.
Par exemple, si j’entends un couple qui parle à la table voisine, disons de leur voiture.
Le mec : «Tu peux l’amener au garage ?».
La dame : «Oui, je m’en occupe, elle a besoin d’un changement d’huile».
Inévitablement, je vais imaginer que c’est une façon subtile de la part du mec de demander à sa belle si elle veut baiser. Je rentre mon machin dans ton garage…tu t’occupes tu changement d’huile… pfff…
Ma soeur, qui dit à son conjoint : «Ça ne veut pas entrer», en parlant d’une bague qu’elle veut porter.
Son conjoint lui répond : «Met de la vaseline».
Et moi : «Noooon, de la vaseline, c’est à base de pétrole, les gynécos le déconseillent, ça risque l’infection…». Eux : «???».
Hier, au cours de conduite moto.
Le moniteur : «Alors, qu’est-ce que vous avez préféré de votre cours aujourd’hui ?»
Moi : «C’est quand Pierre-Luc et moi on s’est couché ensemble».
Les autres : «???».
Quand on a couché la moto, dans un grand virage, ensemble, deux sur la moto là…
Littérairement parlant, au cégep, puis à l’université, j’ai «financée» une partie de mes études en vendant des textes trois-zixes à certaines revues. Et les textes que je ne vendais pas se retrouvaient quand même sur le «marché», via le web. Le monde est pervers…
Bref, l’ami qui avait une pinte de plus que nous a lancé la phrase proverbiale suivante : «Une intellectuelle qui parle toujours de sexe, est-ce que ça a un nom ?». Après une légère tempête d’idées, on a trouvé «Intello-perverse» qui a été rejeté. Puis «Nympholettrée» qui n’a pas fait l’unanimité. Enfin, la contraction d’intellectuelle et de sexuelle est arrivée. Et l’Intellexuelle est née. Simplement.
J’imagine que nous avons tous nos histoires de surnom. Quelle est la vôtre ?