La vie avec mon père depuis juin 2009, papa s'est joint à nous!Directement de Nicolet (QC)
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Mon papa, Ethos, Logos et Pathos partent en bateau

korsakoff

Mon drôle de père, le crédible Éthos, le logique Logos et l’émotif Pathos partent en bateau. Qui reste ? Le confus Korsakoff.

Quand papa s’est prélassé dans le coma, en mai dernier, on aurait tout donné pour qu’il nous soit rendu “comme avant”. Un bon judéochrétien dirait qu’on n’a pas assez prié. Ou qu’on n’a pas prié la bonne divinité. En tous les cas, on n’a pas eu ce qu’on avait demandé. Ou presque.

L’histoire est un peu longue. Je vous offre la pause, tenez. Dix minutes de lecture contre mon âme. Good deal.

Pendant 30 ans, on a voulu qu’il arrête de boire comme un trou, question de se le préserver pour nos petits enfants. Question de santé, aussi. Et de cohérence. Mais comme il avait poussé le bouchon pas mal loin du goulot, du temps d’avant, il s’est ramassé avec un nouvel ami, après son coma. Korsakoff. Et Korsakoff, même s’il nous fait cramper, par moment, est loin d’être drôle.

Korsakoff n’est pas éternel, ce qui fait que bientôt, le nouvel ami sera lui aussi dans le bateau. D’ici là, déraison totale, moi, je m’ennuie des “drunk calls” de papa. J’ai passé les trente dernières années à brailler mon insatisfaction devant un père alcoolique, qui appelait tard dans la nuit, qui oubliait tout tôt le matin, qui se garochait derrière le paravent alcoolisé pour justifier ses trous de mémoire… et là, je donnerais cher pour avoir un de ces appels de nuit.

Les “drunk calls”, ici, c’est un peu la face cachée de l’amour d’un père alcoolique, pour sa petite fille qui n’aura jamais assez entendu de beauté pour noyer la mer d’injures. Le coup de téléphone contre lequel je pestais, en gueulant presque “vieux fou, tu vas me foutre la paix, oui ?”

Sa voix était souvent à peine audible. Ses phrases incohérentes. Ses silences longs, très longs. Et puis il reprenait une gorgée. Parfois, ça pouvait prendre 1 heure avant d’avoir toute une phrase. Sauf si la barmaid prenait le téléphone et coupait court à la conversation : “Matoue, viens chercher ton père là, ch’pus capable”. Je m’habillais, je prenais l’auto, j’allais jusqu’au petit bar, je faisais flasher mes lumières, la barmaid aidait mon père à s’habiller, il sortait, j’allais lui tenir le coude pour l’assoir dans l’auto, on repartait pour chez lui, il sortait, j’attendais de voir par la fenêtre sa lumière allumée avant de retourner me coucher chez moi. Trois ans de ce manège là. Jusqu’à ce que je déménage.

C’est qui, ast’heure, le clown qui va me répondre “t’avais juste à le laisser là, au bar ?”. À celui là je répondrais : toutes les fois où je l’ai fait, mettons que ma conscience l’a payé cher ! Une fois, il s’est ramassé à l’hôpital parce qu’on l’avait trouvé gelé, entre deux blocs de béton enneigés, à la sortie du bar. Et pis les autres fois. Bref, mettons que j’avais un arrangement avec la barmaid. C’était moins de problème que d’essayer de vivre avec ma conscience.

C’est qui, ast’heure, le clown qui va me répondre “mais la barmaid avait juste à ne plus le servir !”. À celui là, je réponds : fuck you depuis que le monde est monde. Pis merci bin des fois hein.

Mais je me perds. Vous raconter à quel point il est allé toucher au fond du fond mais pas totalement au fond parce qu’il en restait tout le temps, des fonds, c’est comme chanter la mélodie du “moi j’connais une chanson pour écoeurer les gens…”.

Je préfère vous raconter comment, à travers les “drunk calls”, mon père avait fini par nous dire à quel point il nous aimait ; à quel point il savait ce qu’il était devenu, mais qu’il n’arrivait pas à affronter à jeun. Éloquent.

Depuis qu’il est revenu de chez les morts, papa ne fait plus de “drunk calls”. Il ne fait, à vrai dire, plus d’appel. Il est pourtant “stable”, ce qui veut dire, en langage de socioadapté, qu’il n’aura plus réellement d’amélioration à partir de ce point. Il a déjà récupéré ce qu’il pouvait. C’est juste pas assez, ou trop. Pas assez pour être totalement autonome, et trop pour être pris en charge par l’état. Quand on lui en parle, en demandant s’il aimerait ça qu’on regarde ensemble les logements à louer, il répond, un peu gêné : “Bah tu sais, on mange bien là-bas…”. Option B. Il n’est pas prêt, et c’est correct de même. Sa dernière “bonne” idée ? Retrouver son ancienne blonde, celle-là même qui l’a acculé au gouffre financier duquel on le sort depuis l’accident. Parce qu’elle pourrait bien cuisiner, pendant qu’il vit. Mais lui, il ne se souvient plus, v’voyez. Alors tout ce qu’il a emmagasiné à son sujet, c’est un “elle faisait à manger”. Korsakoff, l’écœurant. Le reste, il ne s’en souvient pas. Les crises de démence, les retraits bancaires, les mensonges ; elle était sociopathe, sa dernière blonde. Et nous l’a prouvé à quelques reprises. Or, quand ils ont commencé à sortir ensemble, quelques semaines avant le coma, Korsakoff l’ami était déjà dans les parages. Faque ça ne sert à rien de tenter de raisonner papa : il pense encore qu’elle était une bonne vieille madame. Remarquez, y’a pas mal de monde qui pensait comme lui… ça fait parti du don de la sociopathie. Et puis voilà qu’on pensait bien qu’elle avait pris le champ (avec la clé), dring dring, elle a réussi à le retrouver. Vous dire à quel point on regrette presque les soirs de brosse où au moins il était un peu plus que l’ombre de lui… capable de se dire, au petit matin “mais quossé qu’à fait icitte elle ?”. Et il la foutait à la porte. Là, il ne se demande même plus. Il se dit juste qu’un alcoolo et une sociopathe, c’est assez winner pour le reste d’une vie. Et ça me fait suer rare…

Korsakoff, maintenant. Son nouveau chum de brosse, même pas saoul. Korsakoff l’a aidé à nous baragouiner une couples de bonnes histoires au début. Ces aller-retours à Vienne, ces tours d’hélicoptère attaché sur un lit d’hôpital, ces nouveaux noms qu’il nous inventait. Ces histoires abracadabrantes où les morts revenaient du cimetière pour jaser avec lui, vrai de vrai, il vous l’aurait dit. Il a toujours été pas mal bon, dans les histoires, mon paternel. Reste que Korsakoff ne fait qu’un temps, et que bourré à la vitamine, il s’éloigne de sa mémoire.

Ce qui reste, donc, au bout du compte, lui. Juste lui. Lui et ses souvenirs ordinaires. Papa et sa vie reconstituée, d’après ce qu’on lui raconte. Même que des fois, il rit à s’en péter la rate tellement il trouve ça drôle, quand on lui raconte ses déboires, sa vie, tout ce qu’il a pu dire ou faire. Alors on lui raconte, à grands coups d’histoires vraies et de “j’te jure, j’étais là” et de “tu t’en souviens pas, du tout, t’es sur ?”. Et ouais, il ne s’en souvient pas. Alors forcément, quand on lui dit, quand on lui jure que son ancienne blonde est l’incarnation du démon mixé avec Séraphin, mais les bidous dans d’autres poches, quand on lui dit à quel point son ancienne blonde était une chipie totalement dénaturée et folle à lier, lui, il entend juste “blonde” et se met à rêver d’avoir encore une vie normale. On fait quoi, rendu là ? On se dit que finalement, le pire qui puisse lui arriver, c’est de se faire plumer à nouveau ? Bah ouais.

Je vous amène là parce qu’hier, on m’a demandé pourquoi j’avais un tatouage sur le flan aussi gros qu’un vrai minou. Je vous le raconte, parce qu’autrement, je partirais drette là m’en faire tatouer un autre. Mais mon psy veut pu. No more tears-on-the-side for you, Intellex. C’était de la scarification, ça, madame monsieur.

Le matin où on m’a appris que mon papa ne se souvenait plus de sa Matoue, le matin où il m’a appelé Marie-Hélène, le matin où j’ai su qu’il n’allait plus se souvenir de moi que dans ses inventions, j’ai pris conscience qu’il n’existerait plus de Matoue, sauf en ma mémoire. Et j’ai pris rendez-vous avec le tatoueur pour me graver l’âme à jamais de ce petit surnom dont tout le monde m’appelle. Tout le monde, sauf lui, qui l’avait pourtant inventé. Ça lui arrive pourtant de m’appeler encore son Matoue. Sauf que je sais qu’il ne sait plus. Il m’appelle de même parce que les autres le font. Parce que dans sa tête, j’ai encore juste 12 ans. C’est ce qu’il y a de plus mêlant dans l’histoire. Savoir qu’il sait qu’il ne sait plus. C’est troublant, parce que son chum de brosse Korsakoff lui donnait tout un tas de trucs pour nous amener sur des pistes de possibilités. Comme dans “peut-être qu’il se souvient ?”. Maintenant, en plus, on doit le conjuguer avec d’autres paramètres, comme le petit neuf minutes sans oxygène qui l’ont aidé à devenir drôle.

Pour les lecteurs qui suivent les Intellex depuis longtemps déjà, vous savez où on en est avec papa. Pour les autres, voilà les grands titres des évènements : perte de conscience et coma, décision de réanimation, réveil, espoir, colère, rêve et réalité, puis ajustements et prise en charge.

Outre les soignants, ceux qui ont des parents alcooliques à un degré relativement élevé sauront qui est Korsakoff. Les autres pourront lire ici de quoi il en retourne ou me croire sur parole si je dis que c’est un syndrome lié à la mémoire qui empêche les nouveaux souvenirs de se former dans le cerveau de l’alcoolique atteint et qui, en prime, perturbe les souvenirs géographiques et historiques. La personne atteinte oublie à mesure les consignes, ce qu’on vient de lui dire, ce qu’il a fait quelques instants plus tôt, à plus forte raison les jours précédents.

Alors quand mon père, Éthos, Logos et Pathos partent en bateau, ils nous mènent, ils nous mènent. Et je reste là, avec plus rien à dire, devant l’ampleur de ce que je voudrais pour lui. Devant ses envies de grand monsieur, devant mes peurs de petite fille, devant l’espace trop grand pour lui, devant le passé rapetissé, devant l’évidence : on fera bien ce qu’il veut qu’on fasse, parce qu’il ne se souviendra pas du bien qu’on veut lui procurer. Il ne se souvient que de sa vie d’avant, et de la scotomisation bienvenue des jours d’après.

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Martyne Desmeules

21 commentaires Abonnement aux commentaires


  1. Clépétar

    C’est pas rien Korsakoff… Je me souviens avoir appris son existence dans les bouquins pendant mon bacc. Je me souviens de trucs mnémotechniques tordants qu’on s’était faits pour se souvenir de ce que c’était.
    Mais tout à coup, Korsakoff, il est moins marrant quand on en parle pour vrai…

    24 Feb 2008 @ 22:33


  2. GREGCIRE

    Ton histoire ma touché. Mon grand-père est décédé d’une cirrhose du foi, que l’alcool lui à infligé suite au décès de ma grand-mère.
    Merci

    25 Feb 2008 @ 01:18


  3. Chocolyane

    Matoue… Je t’aime. C’est tout.

    Et en ce moment, je donnerais mer et monde… Juste pour te serrer dans mes bras.

    Bise, ma belle.

    25 Feb 2008 @ 08:04


  4. Grande-Dame

    C’est fou les parallèles entre l’histoire de ton père et l’histoire du mien. Tu sais, l’alcoolisme, les folies du père, le père-enfant et la fille-adulte, la maladie et hop! Exit l’alcool (après un délirium bouleversant). Réadaptation pour le père et son entourage, entourage qui doit s’adapter à un père sobre qu’ils ne connaissent pas vraiment, puis un père sobre dont l’état empire après s’être amélioré, qui se met à nous dire des vérités du coeur /d’ailleurs que l’alcool avait toujours enveloppées.

    En dépit des ravages de la maladie, en dépit des rôles désormais inversés, un père demeurera toujours un père pour sa fille.

    25 Feb 2008 @ 08:40


  5. Nickiie

    Je peux tellement comprendre… Et faire son deuil de quelqu’un qui n’est plus là tout en n’étant pas parti, c’est probablement le pire des deuils. Dur, dur…

    J’ai cliqué sur «Des moyens imaginés pour me débarrasser de l’ex de mon père», pour ton prochain billet… qui sait si ça ne me donnerait pas des idées pour l’ex de mon frère, s’il lui prenait l’envie de reparaître… Figure-toi que l’ex de ton père a une jumelle cosmique, version trentaine…. Je compatis, oh combien.

    25 Feb 2008 @ 11:41


  6. Regor

    Lâche pas La Matoue.
    Je te souhaite la paix de l’Âme
    À mon avis, tu peux pas y faire grand chose d’autre que de l’aimer comme il est jusqu’à la fin.
    Et te défouler sur l’ex ou faire des mauvais coup.
    Sache qu’on est plusieurs qui aimeraient bien pouvoir faire quelque chose pour soulager ta peine.
    Lâche pas La Matoue, y des Ciels Bleus plein de soleil derrières les nuages.

    25 Feb 2008 @ 22:08


  7. Marc

    Oufff, tout un billet ça.

    De s’ouvrir comme tu le fais, de parler des difficultés et des blessures que ton père a pu/ te fais vivre ça mérite d’être félicité. Ceux qui arrivent à communiquer sur un sujet aussi profond et personnel sont rares.

    Dire que je croyais vraiment que Korsakoff était le nom que ton père avait donné à son ami imaginaire. Je trouvais ça rigolo au début de la lecture. Maintenant que j’en sais tout ce qu’il implique : OUCH.

    26 Feb 2008 @ 07:53


  8. Mado

    Que dire de plus que…c’est juste ça…c’est juste ce que l’on a tous vécu ou l’on vivra, nous les enfants d’un parent…alcolo..
    J’te comprends..en ciboulot…
    xxxx

    26 Feb 2008 @ 10:50


  9. Mathilde

    Matoue, j’ai voté pour un coup pendable parce que je sais que sortir ce billet a dû de couter toutes tes tripes. Mais quoi que tu écrives, c’est toujours parfait. Ces vérités que tu nous assène a grand coup rigueur et d’intégrité sont des perles qui nourrissent ton lectorat.

    Mais, il faut parfois reprendre son souffle entre deux douleurs.

    26 Feb 2008 @ 10:54


  10. l'ex

    Manifestement atteinte du syndrome du perroquet, je te répète à quel point j’adore la façon dont tu racontes tes histoires. L’angle avec lequel tu nous glisses tranquillement dans ton âme…. Tout un talent!

    26 Feb 2008 @ 11:54


  11. l'ex

    Manifestement atteinte du syndrome du perroquet, je te répète à quel point j’adore la façon dont tu racontes tes histoires. L’angle avec lequel tu nous glisses tranquillement dans ton âme…. Tout un talent!

    26 Feb 2008 @ 11:54


  12. Will

    Moi j’arrive comme ça de nulle part et je tombe sur ce billet renversant. J’ai suivi les autres liens pour revenir à ici, encore et encore, comme je le ferai quand je montrerai tout ça aux enfants dès qu’ils reviennent de chez leur maman. Sincèrement, j’aurais voulu trouver les mots et jamais je n’aurais pu y arriver de cette façon, mais ça fait pourtant des années que je chercher à leur expliquer pourquoi je ne me souviens plus de leur petite enfantce. Si j’avais su, comme si il avait su, probablement qu’il se souviendrait mieux.
    Quelle façon d’écrire remarquable. Bravo.

    26 Feb 2008 @ 15:22


  13. Alcolo

    Lorsque c’est à ce genre de degré, c’est d’une tristesse, vous savez… je sais aussi un peu, vous savez aussi, vous avez lu. Au plaisir et merci du 10 minutes.

    26 Feb 2008 @ 20:47


  14. James

    C’est avec des larmes “d’homme” que j’essai (excuse les fautes),,, je sors encore de l’hosto. Pas pour un ti-bobo, je suis passé le premier devant pleins de gens avec des enfants malades et des vieux en train de creuver. Je ne sais pas quoi te dire après mes 3 ou 4 jours aux soins intensifs mais je dois te dire quelque chose. Ton PAPA, il s’est fait prendre dans une chose très diabolique. Il faut regarder en avant toujours (comme tu le fais si bien).
    Tsé quand on es jeune, nous aimons dire que papa est le plus fort….
    Nous ne savions pas qu’il y avait quelque chose de 100,000 fois plus fort que lui derrière son papa tu sais…

    Je parle de papa (le mien) et je parle de papa (moi),,, Korsakov.
    Superbe billet matou(e)…. (tu peux me censurer encore si bon te semble, tu resteras ma matou(e) originale du web)

    Puis-je te SmacKer?

    29 Feb 2008 @ 04:04


  15. Yzabel

    J’étais trop petite pour me rendre compte de tout ça… Pour moi, tous les mononcles étaient pareil! Et p-e est-ce là le problème de la famille.. En tout cas..
    J’le trouvais siiiii cool ton tattoo.. Maintenant, il me fait mal.
    Je t’aime!

    29 Feb 2008 @ 07:58


  16. Sabrina

    Pour moi aussi les mon oncles se ressemble, mais…ton papou sera toujours pour moi MON mon oncle TINTIN avec sa mèche de cheveux qui lui reste sur le front….. haha

    29 Feb 2008 @ 14:30


  17. Annick Gauvreau

    Que dire devant tant de désolation…

    L’amour à bien des visages.

    01 Mar 2008 @ 10:16


  18. Intellexuelle

    CLÉPÉTAR : Il reste que parfois, Korsakoff, il nous a réellement fait rire ! Les entourloupettes qu’il propose à papa, vous avez pas idée… ;-)
    GREGCIRE : Merci d’avoir pris les quelques minutes nécessaires à cette longue lecture, alors. Si ça peut aider un brin à faire écho…
    CHOCO : Bise virtuelle de remerciements virtuels pour le calin virtuel, alors ! Jusqu’au prochain vrai calin !
    GRANDE-DAME : Nous finirons un jour vieilles, usées et souriantes, sur un perron en vacances près d’un lac, à raconter tous ces parallèles entre deux parties de scrabble. Je l’espère, du moins.
    NICKIE : Je vais tenter de trouver des moyens assez olé pour t’aider aussi, sait-on jamais !!! :-)
    REGOR : Tu as vu juste. L’aimer de même. Cesser de m’en faire. Voir le ciel bleu… je m’y applique…
    MARC : C’est gentil tout ça. Et tu sais quoi ? Connaissant papa, s’il pouvait se souvenir du nom de Korsakoff, probablement qu’il tenterait de l’inclure comme “responsable” dans quelques conversations ! hihi !
    MADO : Mais tu sais, je n’ai pas parlé des affaires tellement drôles qui arrivent aux enfants d’alcooliques ! C’est parfois crampant ! Cette fois où papa m’avait ramené en pleine nuit un petit minou, qu’il essayait de mettre dans mon lit sans faire de bruit… beding-bedang, il se cognait partout et essayait de rattraper le minou qui voulait se sauver… et cette fois où il a rapporté un bébé ours à la maison, parce qu’un chasseur avait tué sa maman… rire de même, j’dis pas !!! Mais overall, c’est certain qu’on reste marqué plus par les “manques” que par les “ajouts”… :-(
    MATHILDE : C’est un peu ce que j’espérais. Pour toutes les raisons que tu as, encore une fois, devinées.
    L’EX : Et moi j’adore comment tu écris “glisser doucement dans ton âme”. Parce que c’est juste ça, au fond.
    WILL : J’espère alors que mes mots sauront inventer les vôtres. Et que tout le monde pourra en tirer quelque chose de bon. Bonne chance !
    ALCOLO : C’est d’ailleurs votre Korsakoff qui a inspiré celui-là. Merci deux fois.
    JAMES : Je suis désolée d’apprendre que tu es encore si loin de nous… et je n’ai aucune envie de te censurer, voyons, tant que tu restes dans le périmètre règlementaire de la langue française !!! :-)
    YZABEL : Remarques, pour le tatouage, je ne regrette rien. Il est encore tellement cool… et il a fait mal en chien !!! Mais souvent, quand on connaît l’origine des choses, elles nous semblent encore moins banales, hein ? Bisous froid et amour chaud pour toi xxx
    SABRINA : (Qui lui “restait” sur le front, héhéhé ! Elle est partie prendre son bovril, la dernière mèche de cheveux !). C’est vrai qu’au fond, mononcle Tintin, c’est une image tellement plus jolie ! Garde celle-là, ça nous fait tous sourire !
    ANNICK : L’amour a autant de visages, il est vrai. Et autant de couleurs, aussi. C’est un peu pour ça qu’il est partout, tout le temps. Dans les mordorés d’une main tendue, dans les vermeilles d’un sourire qui sort des yeux. Dans chacun des soins… ;-)

    01 Mar 2008 @ 12:40


  19. Dom

    Un père alcoolique, violent, qui avait arrêté de boire, mais pas de fumer et est finalement parti à cause de la clope.
    Mais à aucun moment, je n’ai douté de son amour.
    Bizarre, non?
    Non, en fait, mais combien cet article me fait mal.

    02 Mar 2008 @ 12:33


  20. Intellexuelle

    DOM : Pas bizarre. Les chemins mènent tous à Rome… ;-)

    10 Mar 2008 @ 12:44


  21. Athian

    Bonjour,
    Voici la première fois que je tombe sur ce site. Bien que n’était pas directement concerné par ce type de problème (quoi que mon grand père paternel avait également de gros problèmes avec l’alcool), vous avez une façon d’écrire et de décrire qui me touche, un peu comme à lire un roman bien écrit, sauf que cette fois-ci, l’histoire est réelle et vécue, alors forcément, ca fait reflechir, bien plus.

    Je vous souhaite tout le courage du monde, car il existe en ce monde de drôles d’épreuves souvent bien difficiles à affronter.

    01 Aug 2008 @ 12:46


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