Une lectrice a porté à mon attention le blogue d’une dame de Nicolet, Martyne, qui partage sur le web son expérience d’aidante naturelle auprès de son père déclaré invalide à la suite d’un ACV. La femme dans la trentaine présente sa famille et partage son quotidien et ses réflexions dans un blogue touchant, bien écrit. Les gens qui vivent la même situation que Martyne pourront certainement trouver du réconfort dans ses écrits.
Toute la soirée, il s’est promené, revue en main, devant les deux murs tapissés, pour chercher le foutu chameau. Avance la chaise, grimpe dessus, insiste, pointe un petit chien sur un bateau, crie de joie quand il pense enfin l’avoir trouvé, met ses lunettes et déchante…
N’appelez pas la DPJ des ACV là, personne n’a souffert. Nos estomacs se portent bien (après les premiers haut-le-coeur, tout est rentré dans l’ordre). Mais on a maintenant l’expérience du métier.
Est-il apeuré, en fait, ou juste content d’être en vie? Non. Définitivement, la peur se lit sur son visage; ses traits sont extrêmement tirés, ses yeux très très grands et arrondis, sa bouche ne ferme plus. Ouais, c’est la peur à l’état brut, ça.