Mon Mex et moi, l’autre jour, avons décidé de changer nos téléphones cellulaires. Fin de contrat, blablabla…Nous avons eu la géniale idée de nous procurer des 10-4, ces petits monstres de lacommunication directe.
Depuis, on ne se peut plus de se faire des coups pendables avec ça…
D’abord mon Mex (ah, le twit…) qui m’a fait CROIRE que pour fermer l’ast* de communication 10-4, il FALLAIT mentionner, en fin de conversation, l’ast* de mot «10-4». V’voyez le topo ? Alors la nouille (c’est moi, ça), pendant UNE LONGUE SEMAINE, terminait toutes ses conversations en direct en disant, sourire aux lèvres «c’est beau, 10-4». Pffff… (Ne pouvant plus tenir, au bout de 7 jours à être crampé comme un mongol à batterie chaque fois que je terminais la discussion, il a fini par m’avouer que ce n’était PAS NÉCESSAIRE de finir en disant «10-4»… et que l’appel se terminait de lui-même après 10 secondes d’inactivité. Vlan, dans mes dents, et ça m’apprendra à ne pas lire les manuels d’instructions.)
Le reste se joue à deux… C’est, voyez-vous, qu’il n’y a aucune fonction intelligente (à part bloquer le contact, baisser le volume au minimum ou fermer le téléphone) pour empêcher le «contact 10-4» de parler tout-de-go après avoir appuyé sur le bouton. Dans le manuel (que j’ai fini par lire…), c’est indiqué qu’on doit se fier au bon jugement, hein, et donner à l’autre «l’initiative» d’engager la conversation. Mais… comme ça fonctionne exactement sur le même mode que les «talkie-walkie», le premier qui pèse sur le bouton gagne ! Mon Mex et moi, ensemble, on arrive à avoir un Q.I d’à peu près 25, dans nos bons jours. Vous imaginez toutes les conneries qu’on peut faire, avec un Q.I pareil, et un tel appareil ?
Mon Mex, à l’épicerie. Je l’attends dans l’auto pendant qu’il va chercher du lait. Je peux l’apercevoir par la fenêtre. Je vois qu’il est maintenant à la caisse. Quoi faire ? Le dix-quatrer, voyons !!! Et c’est parti avec une jolie chanson. Quand je veux taper sur les nerfs de quelqu’un, y’a pas mieux que Kathleen pour assouvir mes fantasmes malsains. Et j’entonne, à grands coups de poumons :
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C’était tellement… tellement… mais tellement drôle de le voir chercher où était le cliss de piton du volume… et la caissière qui se demandait d’où une telle horreur pouvait sortir…
Intellex : 1, Mon Mex : 0.
Moi, au restaurant. Mon Mex va à la salle de bain. En l’attendant, je termine bien tranquillement mon dessert. Et tout à coup, au milieu de nulle part, issue de ma sacoche, une voix de bébé-la-la-de-30-ans se fait entendre : «Martyyyyyne, j’ai finiiiiii, viens m’essuyeeeerrrrr». LA HONTE. Ah, le con. À mon tour de chercher l’ast* de piton «off», pendant que mes voisins de table m’enlignaient comme si j’étais un monstre de foire.
Intellex : 1, Mon Mex : 1.
Mon Mex, au travail. Je lui en dois une, hein… alors je cherche, je cherche. Ohhhhnnnn. Et je trouve ! (Bon, pour l’histoire, on se souvient que je ne peux plus avoir d’enfant, d’ac ?). Et je lâche, de ma voix la plus sensuelle, un : «Chééériiii, tu viens rapidement à la maison-hein, parce que c’est l’heure, j’ovuuuuullleeeeeee, tout est prêt et je t’attennnnndddds…» Ça a quand même pris un gros 2 minutes avant qu’il ne me réponde. J’ai presqu’eu peur que le message ne se soit pas rendu, quand je l’ai entendu, avec sa grosse voix, me dire : «Cliissss, Martyne, j’étais avec un client, ast*….».
Intellex : 2, Mon Mex : 1.
Moi, au centre commercial, avec lui. Il devait impérativement se venger de la dernière… Il a attendu que je sois rendue à la caisse et est parti se cacher derrière une pile de vêtements… Quelle ne fut pas ma surprise, donc, d’entendre, en payant à la caisse, venant de ma sacoche ouverte : «Alerte ! Au voleur ! Cette femme a mis un costume de bain dans son sac. Alerte !». Câlis*e. Non mais… imaginez un peu le visage de la caissière. Et le mien. Ça s’est réglé «à l’amiable», quand j’ai moi-même déposé mon sac pour lui montrer le contenu, et quand le crétin de chum est sorti de la pile de linge, plié en quatre, crampé comme un enfant.
Intellex : 2, Mon Mex : 2.
…y’a quelque chose qui me dit que l’été sera long, jusqu’à ce qu’on se tanne…





